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Actualité

Les zones de tranquillité

Une alternative au stationnement payant

Le stationnement payant : une fausse solution à l’engorgement des centres ­ villes

Le stationnement payant est (faussement) présenté comme une solution à l’engorgement des centres-villes. Son développement inciterait les automobilistes à adopter des conduites plus respectueuses de l’environnement. Il est d’ailleurs largement soutenu par les écologistes Lillois : Marc SANTRE, élu EELV à la Ville de Lille déclarait encore récemment que « la tarification du stationnement public est une fiscalité que l’on doit vendre comme vertueuse » (colloque du GART du 7 et 8 février 2013).

Stationnement : défendre la valeur d’usage

La tarification du stationnement est inégalitaire par essence : elle ne tient pas compte des revenus et frappe plus durement les classes moyennes et populaires. Le Front de Gauche défend une autre conception de la politique du stationnement et de la ville : si nous prenons acte que le stationnement dans les grandes villes est devenu une « ressource rare », nous considérons que les riverains doivent être prioritaires dans la répartition de cette ressource.

Il s’agit de réhabiliter la valeur d’usage contre la valeur d’échange.

Pour cela, nous disposons d’un instrument : la réglementation de la circulation et du stationnement). Elle constitue le moyen le plus efficace et le plus juste pour lutter contre la pollution et améliorer la qualité de vie en ville.

Une proposition : aménager des zones de tranquillité?

C’est pourquoi nous proposons d’aménager des zones de tranquillité? en ville, inspirées de l’exemple des zones de trafic limité mises en place dans une centaine de villes italiennes dont Rome, Turin, Bologne, Ferrare, Padoue,…

  • Dans ces zones, la circulation serait réservée aux riverains, aux livraisons et aux services publics (police, poste, secours,…) ? tandis que l’accès des autres usagers de la route serait limité à certaines tranches horaires.
  • Des permis (gratuits) seraient délivrés aux riverains de manière à garantir l’efficacité du dispositif.
  • Des parkings-relais (gratuits) seraient aménagés en entrée de zone de manière à permettre l’accès de tous à cette zone.
  • Les navettes urbaines (gratuites) seraient renforcées dans le même objectif.

Ces zones de tranquillité? amélioreront la qualité de vie en ville en diminuant la présence des voitures et en favorisant les modes doux de déplacement (vélo, marche) ainsi que la circulation des bus (couloirs en site propre).

L’exemple de la Zone de Trafic Limité de Ferrare (source : CODATU)

La Zone de Trafic Limité de Ferrare constitue une des expériences les plus avancées sur le sujet en Italie. La municipalité de Ferrare (135 000 habitants) est composée d’un centre ­ ville médiéval où vivent les deux tiers de la population et de 42 villages aux alentours de taille très variable.

Ferrare a restreint la circulation des véhicules motorisés dès la fin des années 60 sur une zone de 50 hectares. A partir des années 90, Ferrare a conçu une stratégie globale pour réduire le trafic automobile et favoriser le vélo et les transports collectifs :

  • Les règles d’accès à la Zone de Trafic Limitée (ZTL) ont été durcies.
  • Des parkings-relais ont été construits à la limite de l’enceinte historique.
  • Des navettes à haute fréquence ont été mises en place pour assurer la liaison avec le centre-ville.
  • La place de vélo en ville a été favorisée : installation de pavés adaptés aux vélos, réalisation de pistes cyclables offrant une accessibilité aux villages, sécurisation des parcours cyclables (ponts et passages souterrains dédiés), stationnement adapté aux vélos, pompes de gonflages publiques, carte du réseau cyclable.

Ce plan a permis d’aménager 86 km de pistes cyclables, de porter la part modale du vélo à près de 27 % en 2008 et de développer une forte multi ­modalité des habitants (90 % d’entre eux utilisent régulièrement le vélo). Outre l’amélioration de la qualité de la vie, ce plan permet de faire vivre une trentaine de réparateurs.

Toutefois, l’expérience comporte des aspects contestables avec l’introduction de permis d’accès payants (entre 250 et 350 € / an) à la ZTL et l’instauration du stationnement payant. Cela dit, d’autres villes Italiennes délivrent des permis d’accès gratuits (Bologne) ou peu chers (Padoue, Turin).

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