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La démocratie participative lilloise

Les 10 conseils de quartiers lillois sont surtout composés d’associatifs et de personnalités mises en place par la mairie. Les conseillers de quartiers sont répartis en 3 collèges :

  • un collège représentatif de la vie politique lilloise,
  • un collège de forces vives composé de personnalités et d’associatifs (souvent proches de la mairie)
  • un collège d’habitants tirés au sort.

Ainsi constitué, le système des conseils de quartier fait la plupart du temps office de chambre d’enregistrement de la politique de Lille.

Par ailleurs, la « démocratie locale » lilloise prend la forme de multiples conseils (Conseil des ainés, des enfants, des résidents étrangers… ).

Les pouvoirs de ces conseils se limitent à « l’information, la consultation et la concertation ». Il nous apparaît nécessaire de placer au centre de la démocratie locale un nouveau principe : l’initiative et le contrôle citoyen.

Et le droit de vote des étrangers ?

Les étrangers vivant à Lille paient les mêmes impôts locaux que les Français. Il est donc légitime que ceux-ci puissent voter comme les Lillois de nationalité française.

C’était d’ailleurs une promesse de François Hollande, mais celui-ci l’a repoussée au lendemain des élections municipales.

Le Front de gauche se prononce pour le droit de vote des étrangers aux élections locales. Nous regrettons que les personnes concernées aient à attendre encore 5 ans avant de pouvoir s’exprimer.

S’émanciper au XXIe siècle

Démocratie : Soutenir l’implication citoyenne

Co–produire la ville avec les habitants 

La Ville de Lille n’associe que très marginalement les habitants dans l’élaboration et la mise en œuvre de ses projets d’aménagement. Leur consultation intervient très tardivement dans la phase projet et ne porte que sur des détails.

Le Front de Gauche veut, au contraire, impliquer concrètement les citoyens dans la validation des politiques publiques en ce qui concerne les grands dossiers municipaux et communautaires : budget municipal, régie de l’eau, des transports, politique de grands travaux, contrôle et initiative en matière de politique culturelle (gérer un budget, suivre le montage d’un projet urbain ou d’infrastructure.)

Nous défendons l’idée que la ville doit être co-produite avec les habitants à partir du projet municipal, bien entendu, mais dans une démarche combinant les logiques ascendantes (partant de la base) et descendantes :{{}}

  • Les habitants seront consultés par référendum d’initiative locale sur les grands projets ou décisions prises à l’échelle de la ville. Ces référendums pourront se décliner à différentes échelles ( quartier, ville, communauté urbaine). Ils pourraient être proposés par un groupe de citoyens atteignant 10% des inscrits sur le territoire concerné. Leur prise en compte et leur transformation en décision politique impliquerait le respect d’un contrat tacite passé entre la municipalité et les citoyens. Ainsi, c’est par la pratique et par les faits, que nous imposerons à terme des nouvelles pratiques de démocratie réelle.
  • Les habitants seront associés à l’élaboration du projet de leur quartier largement en amont, celui-ci se déclinera en plusieurs projets d’aménagement. La participation des habitants sera mise en œuvre via les conseils de quartiers et des réunions publiques ouvertes à la population. Les habitants seront associés dans toutes les phases du projet de quartiers (amont comme aval).

Les conseils de quartier.

Les conseils de quartiers doivent devenir co-producteurs de la politique urbaine dans les quartiers. Pour cela, il est indispensable de transformer le fonctionnement interne des conseils de quartiers :

  • Ils doivent être ouverts à tous les habitants (y compris les résidents étrangers). Ceux-ci doivent avoir leur mot à dire sur l’ordre du jour et sur les projets soutenus par le conseil de quartier.
  • Nous proposons que le président du conseil de quartier soit élu par les habitants qui y participent, et soit accompagné par un élu de la ville de référent.

L’éducation populaire

Politique volontariste. Ces deux mots rassemblent tout ce que nous devons porter, à savoir : partir des réalités des citoyens pour viser leur épanouissement, en co-établissant cet épanouissement..

Hier, le mouvement ouvrier était les fers de lance de l’éducation et de la mise en responsabilité classes populaires ; aujourd’hui, nous devons continuer à faire passer la démocratie par l’engagement citoyen. Comment valoriser l’engagement militant, l’épanouissement et le développement des capacités ? Quelles « contreparties » apporter en reconnaissance de l’action collective ? Nous portons l’idée que l’action, même militante, est un travail, a fortiori au service des autres. Ce travail peut donc tout à fait être valorisé par un bilan de compétences qui entérine l’acquisition de savoir-faire par les militants associatifs, passerelle future vers le monde du travail classique et gage de rotation des responsabilités dans le tissu associatif.

Ensuite, la ville doit pouvoir mettre en réseau les moyens disponibles pour faciliter les initiatives d’éducation populaire, en prenant l’exemple des réseaux d’échanges réciproques, d’échanges de savoirs.

Encourager la vie associative

La vie associative contribue au développement de la vie démocratique et de l’intérêt général avec la participation citoyenne de milliers de bénévoles. La diversité et l’unité des associations sont une force et un acquis qu’il convient de préserver et de développer.

Il est impératif de sortir la vie associative du champ des activités soumis à la concurrence. La mise en dépendance et en concurrence par le biais des appels à projets fragilise les associations, l’heure est au contraire à son développement, dans un esprit social, solidaire et démocratique.

Les politiques libérales menées par l’Union européenne marquent de nombreuses inquiétudes pour beaucoup d’associations. Par ailleurs, alors que les associations subissent les conséquences de la circulaire Fillon qui les transforment en « prestataires de services », elles sont également victimes de désengagements financiers et de la politique actuelle d’austérité du gouvernement qui s’applique aussi aux familles et aux collectivités locales.

Nous nous prononçons pour une politique de ré-investissement financier public de soutien à la vie associative et à l’éducation populaire sous forme de subventions, dans le respect de leur autonomie, afin de la sortir du champ de la concurrence.

Afin de marquer des signes de confiance et d’assurer la continuité des activités par les associations, nous encourageons les conventions pluriannuelles de coopérations comprenant les subventions financières et matérielles ainsi qu’une démarche de dialogue entre associations et collectivités.

Propositions
  • Privilégier les conventions pluriannuelles d’objectifs pour sécuriser les trésoreries des associations et le développement des projets.
  • Simplifier les procédures administratives de demande de subventions.
  • Permettre aux petites associations d’être subventionnées sur leur objet, sans avoir à répondre à des commandes publiques hors de leur portée.
  • Revenir à la gratuité d’accès aux salles et aux équipements municipaux dans les quartiers (y compris dans les nouveaux équipements emblématiques tels que les Maisons Folies, la Maison des cultures urbaines, etc.).

Médias citoyens

Afin d’émanciper le Citoyen des médias dominants, nous proposons de favoriser le développement d’un tissu de médias citoyens dans les quartiers.

Le droit à une information indépendante, citoyenne et de qualité doit devenir un droit universel. Aussi la municipalité doit encourager la création dans chaque quartier de médias citoyens (télévisions, radios, journaux, sites, de quartiers)..

La municipalité doit avoir un rôle d’impulsion en matière de mise à disposition d’une aide matérielle. Comment offrir une visibilité à ces médias citoyens ? Dans chaque commune, des co-élaborations entre les villes et les médias associatifs autour de contrat d’objectif en terme d’indépendance, de production de contenu et d’information des citoyens, peuvent être mis en place. Un label pourrait permettre aux télévisions et radios associatives d’être enfin reconnues « d’utilité publique » et de leur ouvrir l’accès aux offres des Fournisseurs d’Accès Internet (FAI) qui les bloquent pour l’instant.

Il s’agirait aussi d’associer des professionnels du journalisme précarisés pour assurer des ateliers et des formations d’éducation aux médias dans les écoles primaires : développer son esprit critique, cela s’apprend très tôt ! Être citoyen, c’est en effet construire sa propre opinion, en s’émancipant des grands faiseurs d’opinion. L’éducation aux médias et la valorisation de médias indépendants sont essentiels à notre démocratie et à la construction d’un citoyen émancipé et conscientisé !

Mandat des élus du Front de gauche

Démocratie bien ordonnée commence par soi-même : nous proposons la mise en place d’un suivi citoyen des élus du Front de Gauche.

Ce suivi citoyen s’exprime par :

  • 2 fois par an, l’organisation d’ateliers citoyens du Front de Gauche dont le but sera d’échanger sur la politique municipale et sur les comptes-rendus de mandats.
  • Sur le vote du budget municipal, un travail d’expertise des citoyens et militants du Front de Gauche pourrait voir le jour. Des Assemblées générales pourraient être amenées à débattre de celui-ci et un vote indicatif pourrait être émis.

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